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莫笑愚de午夜驪歌

一個人de獨舞——在文字構築的視覺花園。

 
 
 

日志

 
 
关于我

一个孤独的旅人,一个人生的探险者,一个人间过客。从东半球到西半球,从城市到城市,从落日到落日,流浪、行走、品味生活。在命运之河驾一叶扁舟,用虔诚的朝圣者灵魂,赞美荆棘、爱和死亡。

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【原创】试译兰波的《童年》  

2013-09-14 14:11:43|  分类: 莫笑译诗 |  标签: |举报 |字号 订阅

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【原创】试译兰波的《童年》 - 莫笑愚 - 莫笑愚de午夜骊歌

 

 

 

 

童 年

 

        一
        这黑眼睛黄头发的玩偶,没有父母,没有宫闱,比墨西哥或弗莱芒寓言更高贵;他的领地,天空蔚蓝,碧草萋萋,海浪冲刷沙滩,不见帆影,以希腊人、斯拉夫人、凯尔特人疯狂地为之命名。

        在森林的边缘——梦幻之花叮当作响、溢彩流光——这有着橙色唇瓣的姑娘,端坐在从原野涌出的清澈洪水之中,赤裸的身体被彩虹、被绿植、被海洋所荫蔽、所横亘、所妆扮。

        女士们在滨海的高地漫步;小女孩儿和胖女人,黑美人在灰绿色苔藓之间,珠宝在解冻的小树林和精致花园的沃土上散布,——年轻的母亲和大姐们双眼充满朝圣的神情,苏丹女人,公主们坐拥豪车美服,外国小姐和年轻女士们淡泻愁怨。

        多么无聊,这充满“可爱肉体”和“亲切心灵”的时辰。

 

        二

        是她,这小女孩儿,死在玫瑰花丛背后。

        ——这年轻的亡母,走下斜坡。——表姐的马车在沙滩上吱吱作响。——小弟(他在印度!)在那里,在西方天空变成一片粉红之前。这些老人,已被埋葬在长满紫罗兰的墙根。

        金色树叶蜂群般围绕着将军的房屋。他们在南方。——你沿着红色小路抵达空荡荡的客栈。城堡静待出售;百叶窗摇摇欲坠。神父一定带走了教堂的钥匙。在公园周边,守园人的小屋无人居住。围墙高耸,除了沙沙作响的树梢,不见一物。其实,墙内已空空。

        草地顺坡而上,直抵荒无一人的小村庄。水闸大敞。哦,这受难的基督和沙漠的风车,这荒岛和干草垛!

        魔术的花儿嗡嗡作响。斜坡环抱着他。美妙优雅的野兽四处游荡。云层在瀚海上空汇聚,用永恒的热泪。

 

        三

        有一只鸟在林中;它的歌声让你止步,令你脸红。
        有一只钟从不报时。
        有一个洞穴任白色野兽栖居。
        有一座沉陷的天主堂,有一个高涨的湖泊。
        有一只小马车被遗弃在灌木丛,或者裹着丝带顺坡溜远。
        有一个身着戏服的巡演团,透过树林边缘,瞥见他们在路上。
        于是,当你又饥又渴,有人将你驱赶。

 

        四

        我是那高地上祈祷的圣徒,仿佛和平的野兽,沿途吃草直到巴勒斯坦海岸。
        我是那黑暗扶手椅里的学究。在我书房的窗玻璃上,树枝和雨水打着卷。
        我是那旷路上的行人,沿途是矮小的树林;呼啸的闸水淹没我的步履。我可以看见忧郁长时间洗涮西沉的太阳。
        我也许就是那被抛弃的孩童,在码头在去往瀚海的路上,这来自农村的小男孩,沿着额头触到天空的道路。
        道路崎岖。丘陵上长满金雀花灌木。空气凝固。鸟群有多远,清泉有多远!再往前只会是世界的终点。

 

        五

        让他们租给我这洗白了的墓穴吧,起码,它有鲜明的水泥勾缝,——深埋地下。
        我静伏桌前,就着台灯明亮的光线,将这些报纸读了再读,这些愚蠢枯燥的书。
        我深入地下的客厅之上是一片辽远的距离,在那里房屋耸立,迷雾汇聚。泥土又红又黑。巨大的城市,无边的黑夜!
        地面之下是污水道。四围只有厚重的寰宇。蔚蓝的深渊,也许是火井。也许,正是在此,月亮与彗星、传说和海洋相遇。
        苦涩的时光,我想象蓝宝石和金属球。我是沉默大师。为什么,在穹窿下之一隅,敞开的苍白需要伪饰?

 

(莫笑愚译,2013-09-1于北京。取自《灵光集》)

 

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附英译和法文原文:

Childhood

I

That idol, black eyes and yellow mop, without parents or court, nobler than Mexican and Flemish fables; his domain, insolent azure and verdure, runs over beaches called by the shipless waves, names ferociously Greek, Slav, Celt.

At the border of the forest - dream flowers tinkle, flash, and flare, - the girl with orange lips, knees crossed in the clear flood that gushes from the fields, nakedness shaded, traversed, dressed by rainbow, flora, sea.

Ladies who stroll on terraces adjacent to the sea; baby girls and giantesses, superb blacks in the verdigris moss, jewels upright on the rich ground of groves and little thawed gardens, - young mothers and big sisters with eyes full of pilgrimages, sultanas, princesses tyrannical of costume and carriage, little foreign misses and young ladies gently unhappy.

What boredom, the hour of the "dear body" and "dear heart."

 

II

It is she, the little girl, dead behind the rosebushes.

- The young mamma, deceased, comes down the stoop. - The cousin's carriage creaks on the sand. - The little brother (he is in India!) there, before the western sky in the meadow of pinks. The old men who have been buried upright in the rampart overgrown with gillyflowers.

Swarms of golden leaves surround the general's house. They are in the south. - You follow the red road to reach the empty inn. The chateau is for sale; the shutters are coming off. The priest must have taken away the key of the church. Around the park the keepers' cottages are uninhabited. The enclosures are so high that nothing can be seen but the rustling tree tops. Besides, there is nothing to be seen within.

The meadows go up to the hamlets without anvils or cocks. The sluice gate is open. O the Calvaries and the windmills of the desert, the islands and the haystacks!

Magic flowers droned. The slopes cradled him. Beasts of a fabulous elegance moved about. The clouds gathered over the high sea, formed of an eternity of hot tears.

 

III

In the woods there is a bird; his song stops you and makes you blush.

There is a clock that never strikes.

There is a hollow with a nest of white beasts.

There is a cathedral that goes down and a lake that goes up.

There is a little carriage abandoned in the copse or that goes running down the road beribboned.

There is a troupe of little actors in costume, glimpsed on the road through the border of the woods.

And then, when you are hungry and thirsty, there is someone who drives you away.

 

IV

I am the saint at prayer on the terrace like the peaceful beasts that graze down to the sea of Palestine.

I am the scholar of the dark armchair. Branches and rain hurl themselves at the windows of my library.

I am the pedestrian of the highroad by way of the dwarf woods; the roar of the sluices drowns my steps. I can see for a long time the melancholy wash of the setting sun.

I might well be the child abandoned on the jetty on its way to the high seas, the little farm boy following the lane, its forehead touching the sky.

The paths are rough. The hillocks are covered with broom. The air is motionless. How far away are the birds and the springs! It can only be the end of the world ahead.

 

V

Let them rent me this whitewashed tomb, at last, with cement lines in relief, - far down under ground.

I lean my elbows on the table, the lamp shines brightly on these newspapers I am fool enough to read again, these stupid books.

An enormous distance above my subterranean parlor, houses take root, fogs gather. The mud is red or black. Monstrous city, night without end!

Less high are the sewers. At the sides, nothing but the thickness of the globe. Chasms of azure, wells of fire perhaps. Perhaps it is on these levels that moons and comets meet, fables and seas.

In hours of bitterness, I imagine balls of sapphire, of metal. I am master of silence. Why should the semblance of an opening pale under one corner of the vault?

 

 

Enfance

I

Cette idole, yeux noirs et crin jaune, sans parents ni cour, plus noble que la fable, mexicaine et flamande ; son domaine, azur et verdure insolents, court sur des plages nommées, par des vagues sans vaisseaux, de noms férocement grecs, slaves, celtiques.

? la lisière de la forêt, - les fleurs de rêve tintent, éclatent, éclairent, - la fille à lèvre d'orange, les genoux croisés dans le clair déluge qui sourd des prés, nudité qu'ombrent, traversent et habillent les arcs-en-ciel, la flore, la mer.

Dames qui tournoient sur les terrasses voisines de la mer ; enfantes et géantes, superbes noires dans la mousse vert-de-gris, bijoux debout sur le sol gras des bosquets et des jardinets dégelés - jeunes mères et grandes soeurs aux regards pleins de pèlerinages - sultanes, princesses de démarche et de costume tyranniques petites étrangères et personnes doucement malheureuses.

Quel ennui, l'heure du "cher corps" et "cher coeur".

 

II

C'est elle, la petite morte, derrière les rosiers. - La jeune maman trépassée descend le perron. - La calèche du cousin crie sur le sable. - Le petit frère - (il est aux Indes !) là, devant le couchant, sur le pré d'oeillets. - Les vieux qu'on a enterrés tout droits dans le rempart aux giroflées.

L'essaim des feuilles d'or entoure la maison du général. Ils sont dans le midi. - On suit la route rouge pour arriver à l'auberge vide. Le ch?teau est à vendre ; les persiennes sont détachées. - Le curé aura emporté la clef de l'église. - Autour du parc, les loges des gardes sont inhabitées. Les palissades sont si hautes qu'on ne voit que les cimes bruissantes. D'ailleurs il n'y a rien à voir là-dedans.

Les prés remontent aux hameaux sans coqs, sans enclumes. L'écluse est levée. O les calvaires et les moulins du désert, les ?les et les meules.

Des fleurs magiques bourdonnaient. Les talus le ber?aient. Des bêtes d'une élégance fabuleuse circulaient. Les nuées s'amassaient sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes.

 

III

Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.

Il y a une horloge qui ne sonne pas.

Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.

Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte.

Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée.

Il y a une troupe de petits comédiens en costumes, aper?us sur la route à travers la lisère du bois.

Il y a enfin, quand l'on a faim et soif, quelqu'un qui vous chasse.

 

IV

Je suis le saint, en prière sur la terrasse, - comme les bêtes pacifiques paissent jusqu'à la mer de Palestine.

Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque.

Je suis le piéton de la grand'route par les bois nains ; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d'or du couchant.

Je serais bien l'enfant abandonné sur la jetée partie à la haute mer, le petit valet suivant l'allée dont le front touche le ciel.

Les sentiers sont ?pres. Les monticules se couvrent de genêts. L'air est immobile. Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avancant.

 

V

Qu'on me loue enfin ce tombeau, blanchi à la chaux avec les lignes du ciment en relief - très loin sous terre.

Je m'accoude à la table, la lampe éclaire très vivement ces journaux que je suis idiot de relire, ces livres sans intérêt.

? une distance énorme au-dessus de mon salon souterrain, les maisons s'implantent, les brumes s'assemblent. La boue est rouge ou noire. Ville monstrueuse, nuit sans fin !

Moins haut, sont des égouts. Aux c?tés, rien que l'épaisseur du globe. Peut-être les gouffres d'azur, des puits de feu. C'est peut-être sur ces plans que se rencontrent lunes et comètes, mers et fables.

Aux heures d'amertume je m'imagine des boules de saphir, de métal. Je suis ma?tre du silence. Pourquoi une apparence de soupirail blêmirait-elle au coin de la vo?te ?

 

 

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